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Articles marqués ‘mythologie de l’eau’

Conférence « La musique des eaux à l’époque baroque » par Arnaud Fischer

Sujets: Conférences/Colloques

329px-affiche_et_resume_conference_musique_eaux_epoque_baroque_13_decembre_2016« Si, de la lagune vénitienne aux rives de la Tamise, l’eau est de toutes les fêtes musicales aux XVIIe et XVIIIe siècles, c’est encore davantage en tant que source d’inspiration qu’elle s’invite dans le répertoire baroque toujours prompt à lui réserver ses plus belles pages descriptives. Tout, chez Haendel, Vivaldi ou Rameau, est prétexte à l’orage ou au soulèvement des flots : la colère divine déchaîne l’orchestre et le chœur dans les épisodes à grand spectacle tels que le Déluge, les plaies d’Egypte ou le passage de la mer Rouge ; les protagonistes des opéras comparent leurs tourments à ceux des marins pris dans la tempête, tandis que le peuple célèbre le retour des héros dans les ports. Une eau plus calme abrite des créatures que les compositeurs n’omettent pas d’évoquer, des simples grenouilles aux nymphes de la mythologie. Le bain révèle la nudité de Diane – qui change Actéon en cerf chez Charpentier – ou celle de Suzanne, épiée par les vieillards. Lully et Purcell embarquent l’auditeur vers des paysages de glace pour de magistrales scènes du froid… Le registre lacrymal n’est pas en reste, qui s’illustre par l’invocation d’Idoménée à Neptune, le désarroi des amants abandonnés, les regrets de Pierre après le reniement, les larmes de la Madeleine pénitente ou de la Mater dolorosa. Même le compositeur Desmarest, éploré dans son exil en Lorraine, adresse en musique sa supplique à Louis XIV pour obtenir sa grâce. Concertos aux torrents de doubles croches, lamentations déchirantes, airs et chœurs éclaboussant de virtuosité nous donnent l’opportunité de redécouvrir, sous un prisme inédit, les œuvres de Bach, Campra, Marais, Telemann ou Mondonville ainsi que celles d’autres compositeurs – dont certains, pour être moins illustres, n’en ont pas été moins inspirés. »

Informations pratiques :

Conférence donnée le le mardi 13 décembre 2016 à 20h – Campus Aiguillettes – Faculté des Sciences et Technologies – Amphi 8

Entrée libre dans la mesure des places disponibles – réservation électronique recommandée auprès d’Arnaud Fischer : arnaudfischer@univ-lorraine.fr

Conférence « Entre deux eaux : du mythe à la raison » par Arnaud Fischer

Sujets: Conférences/Colloques
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« Des croyances ancestrales aux théories scientifiques les plus élaborées, l’eau s’est invitée durant des millénaires dans notre quotidien. Sa part de légende s’est progressivement dissoute : Amphitrite, Neptune et les sirènes de la mythologie se sont ainsi retrouvés submergés, tout comme les épisodes bibliques du Déluge, des plaies d’Égypte ou des Noces de Cana. Engloutis également la quête de la fontaine de jouvence et l’espoir d’un élixir de vie, caressé par les alchimistes – qui, des siècles avant que Lavoisier ne révèle sa composition chimique effective, voyaient en l’eau un des quatre éléments constitutifs de l’Univers. C’est bien par sa réalité pratique que l’eau, lavée des superstitions qui lui ont été associées, a creusé le sillon de l’histoire humaine. Essentielle à la vie, elle a été abondamment exploitée : les premières civilisations ont creusé puits et citernes, introduit l’irrigation, construit des aqueducs. Leurs successeurs ont fait jaillir des fontaines, capté l’énergie hydraulique via des moulins et des centrales, percé des isthmes reliant les mers… Prisée lorsqu’on l’imagine fraîche, claire ou pure, l’eau n’en est pas moins menaçante. Son étendue sur le globe a représenté un redoutable obstacle pour les navigateurs prêts à affronter les océans pour découvrir le monde et explorer les abysses. Omniprésente, l’eau a défié l’homme qui a dû canaliser les rivières, ériger des digues, assécher les marais, juguler les infiltrations souterraines des mines – paradoxalement en employant parfois… la machine à vapeur ! Source d’appréhension, elle a inspiré la méfiance des médecins qui l’ont crue vectrice de germes à la Renaissance avant de découvrir, dans le sillage de Pasteur, ses vertus assainissantes. Du bain à la lessive en passant par la consommation alimentaire, l’hygiène s’en est fait une alliée, incitant plus que jamais le XIXe siècle à organiser l’urbanisme autour d’elle. Si l’origine des sources ou les principaux rouages de la météorologie sont aujourd’hui compris, l’eau, résolument turbulente, conserve sa part de mystère. Comment nous est-elle précisément parvenue ? Saurons-nous gérer l’enjeu environnemental majeur qu’elle représente ? Ouvrons donc les vannes et plongeons dans l’histoire des rapports tumultueux que l’humanité a entretenus avec elle. »
Informations pratiques :
Conférence donnée le jeudi 3 novembre 2016 à 20h – Campus Aiguillettes – Faculté des Sciences et Technologies – Amphi 8
Entrée libre dans la mesure des places disponibles – réservation électronique recommandée auprès d’Arnaud Fischer : arnaudfischer@univ-lorraine.fr